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Gallerie Un

  • Andrée

    Je suis une Métisse bi-spirituelle (lesbienne).

    J'ai surtout occupé des emplois de col bleu dans ma vie professionnelle; dans les domaines de la sécurité et des services alimentaires tout juste après mes études secondaires, puis comme chauffeur professionnel pendant une quinzaine d'années.

    J'ai toujours eu une passion pour les arts. Je suis une artiste multimédia, écrivaine, auteure-compositrice, poète et musicienne et je me produis sur scène depuis plus de 25 ans.

    J'ai un trouble bipolaire de type II et je souffre d'un trouble de stress post-traumatique chronique et d'anxiété chronique. J'espère pouvoir continuer à travailler dans le domaine des arts et poursuivre des études en sciences humaines.

  • Candyrose

    C'est la première fois de ma vie que je m'attarde à mes objectifs professionnels. Je suis maintenant en meilleure santé mentale que je ne l'ai jamais été et j'ai accès à des services de soutien que je n'avais pas auparavant. (On m'a diagnostiqué une grave maladie mentale à l'âge de 3 ans et je n'ai pas reçu de services de soutien.)

    Aujourd'hui, à 45 ans, je peux enfin m'imaginer en train de faire quelque chose de ma vie telle que je suis.

    En ce moment, mon manque d'instruction et mon peu d'expérience représentent des obstacles vers la réalisation de mes rêves sur le plan professionnel.

  • Daniel

    J'ai 45 ans. En 1996, j'ai reçu un diagnostic de dépression, d'anxiété et d'agoraphobie, mais j'ai vécu avec ces problèmes toute ma vie.

    Le projet Photovoice m'a fourni une occasion de briser le cycle de l'agoraphobie en me forçant à faire partie d'un groupe. Il m'a aidé à surmonter mes peurs et m'a ouvert une porte sur un nouveau monde rempli de possibilités. J'ai développé de nouvelles compétences en photographie. Le fait d'avoir à prendre des photos m'a aidé à combattre mon agoraphobie.

    Le plus difficile pour moi a été de faire partie de ce groupe, mais c'est aussi l'aspect qui m'a procuré la plus grande satisfaction. Aujourd'hui, je travaille à temps partiel à contrat après avoir été sans emploi pendant plus de 10 ans. Je ne pensais jamais pouvoir retravailler un jour.

  • Glen

    J'ai 45 ans. J'ai fait des études en commerce au Collège Saint-Laurent et j'ai commencé à travailler comme commis adjoint à la comptabilité, mais je me suis retrouvé en plein questionnement sur la vie. J'ai travaillé à Famous Players, puis j'ai décroché de la société pendant 15 ans.

    Le projet Photovoice a ranimé mon intérêt pour la photographie. Le groupe m'a aussi donné le goût de rencontrer de nouvelles personnes.

  • Harry

    Harry a vécu son premier épisode de schizophrénie à l'âge de 22 ans. Après son rétablissement, il a travaillé pendant de nombreuses années comme commis-vendeur dans un magasin de photo. En 1996, Harry décide de retourner aux études au Collège Algonquin pour devenir technicien archiviste. Ce cours a enrichi sa vie et éveillé en lui un intérêt nouveau pour l'histoire, l'informatique et la généalogie, mais ne lui a pas permis de trouver un emploi dans le domaine en raison de la nature très théorique du programme.

    Harry a une fille en bonne santé qui mène une vie productive et il fait actuellement du bénévolat pour le centre de généalogie de son église, où il assure le maintien du site Web et de la base de données.

  • Mary

    Je suis une femme d'âge moyen qui souffre de dépression chronique depuis l'enfance. Il y a seulement cinq ans que mon état a été diagnostiqué convenablement. Aujourd'hui, je prends mes médicaments quotidiennement et je fonctionne bien.

    Je suis une personne articulée qui aime parler en public. Je suis fiable et je n'abandonne jamais une tâche à mi-chemin, aussi difficile soit-elle. Je fais présentement du bénévolat pour divers projets de la Section d'Ottawa de l'Association canadienne pour la santé mentale, tel que Photovoice, et comme présidente du Comité d'aide financière. Au cours des derniers mois, j'ai travaillé à temps partiel comme évaluatrice participante du Projet d'accessibilité aux services bancaires.

  • Shaughnessy

    J'ai 25 ans et j'ai reçu un diagnostic de schizophrénie à 18 ans, pendant mes études universitaires.

    Je possède une certification A+ en informatique et je cherche du travail dans ce domaine depuis 4 ½ ans par l'entremise du Programme de soutien à l'emploi, mais sans succès. J'aime tout ce qui touche à l'électronique et aux jeux – les jeux vidéo, les jeux sur ordinateur, et même les jeux de société.

    Depuis que j'ai participé à ce projet, j'ai terminé un cours universitaire en informatique et j'ai été engagé comme technicien en informatique à temps partiel dans un organisme sans but lucratif. J'aimerais un jour obtenir mon diplôme en physique mathématique.

  • Taz

    Je m'appelle Taz. Je suis dans la vingtaine et ma maladie mentale a perturbé mes études et mon expérience de travail. Les plus récents emplois que j'ai occupés étaient à la Super Ex et chez Winners, où je m'occupais de remplir les étalages.

    J'ai aimé faire partie de ce projet parce qu'il m'a donné la chance d'exprimer mes frustrations et mes aspirations face au travail. Nous partageons tous et toutes le même désir d'occuper un emploi rémunéré et d'être des membres utiles de la société.

  • Toni

    Je travaille comme photographe et artiste autonome, en plus d'être une nutritionniste holistique autorisée. On m'a diagnostiqué un trouble de personnalité limite avec idées suicidaires à 45 ans. Je fais face aussi chaque jour au syndrome de fatigue chronique et à la fibromyalgie. J'ai travaillé au gouvernement et comme technicienne de laboratoire à préparer des suppléments à base de plantes médicinales, et j'ai élevé deux enfants âgés aujourd'hui de 20 et 22 ans. J'aime jouer à la balle molle et au hockey. Ce projet m'a intéressée parce que je veux montrer au monde que les personnes parmi nous qui vivent avec une maladie mentale sont des gens instruits et intelligents.

Gallerie Deux

  • Anna

    Je suis psychologue clinicienne, mais je n’ai jamais pensé qu’un jour, ce serait à moi de m’allonger sur le canapé. Par contre, j’ai maintenant l’impression que je comprends mieux les problèmes de la maladie mentale. Malgré ma formation, ou peut-être justement à cause d’elle, j’ai encore du mal à composer avec les enjeux associés à la divulgation de ma maladie. Ce projet m’a aidée à me sentir mieux dans ma peau face à mes problèmes de santé mentale.

  • Braveheart

    Braveheart a grandi dans un complexe d’habitations à loyer modique. Sa mère, qui avait un trouble bipolaire, l’a élevée seule. Malgré une enfance difficile, Braveheart a toujours voulu aller à l’université et avoir une carrière stimulante. Elle a été anéantie quand elle a appris, au début de la vingtaine, qu’elle avait la maladie de sa mère, maladie qui a gâché son enfance et son adolescence. Néanmoins, elle a cherché à faire une différence. Sa contribution dans le domaine de la santé mentale lui a valu le Prix du bâtisseur communautaire Centraide et la Médaille 125 du gouverneur général du Canada pour services communautaires. Braveheart a aussi acquis le sentiment d’avoir fait quelque chose.

    Après avoir passé plus d’une vingtaine d’années à vivre dans la honte et le silence, tant à la maison qu’au travail, Braveheart a transformé une crise récente en occasion d’apprentissage. à l’instar du phénix qui renait de ses cendres, elle a commencé à contester les stéréotypes désuets. Elle est retournée au travail l’année dernière et elle souhaite se faire la championne des droits des personnes ayant une maladie mentale. Sa participation à l’exposition « Travailler avec l'image dans sa totalité » est un petit pas dans cette direction.

  • Daniel

    J’ai 59 ans et je touche des prestations d’invalidité dans le cadre du Programme ontarien de soutien aux personnes handicapées (POSPH). J’ai grandi dans le Nord-Ouest de l’Ontario et à Ottawa. J’ai obtenu un diplôme en journalisme de l’Université Carleton. La photographie est un de mes passe-temps. Ce projet m’a permis de découvrir la photographie numérique et de commencer à envisager un éventuel retour sur le marché du travail.

  • Jeff

    La créativité a été l’un des rares moyens qui m’ont permis de faire face à une vie parsemée d’épisodes dépressifs et de confronter les stigmates. Plus jeune, je me concentrais sur les aspects négatifs de la vie et je ne m’arrêtais pas aux merveilles qu’elle offre. Ce programme m’a permis de découvrir mes points forts, de m’épanouir et de croître. Mon avenir est « maintenant ». Je vais progresser dans la vie en sachant que j’ai beaucoup à offrir aux autres et à m’offrir.

  • M.M.

    M.M. a fait toutes sortes de petits boulots dans la vie, dans un vaste éventail de domaines. En 1989, il travaillait comme technicien électronicien à temps plein quand il est tombé malade. Il ne travaille plus depuis quelque temps et, aujourd’hui, il fait du bénévolat, trois ou quatre jours par semaine, à titre de technicien électronicien pour une société privée. Il aimerait bien plus tard travailler pour une société offrant des soins aux animaux.

  • Mylène

    J’ai toujours pensé que je serais au faîte de ma carrière dans la trentaine, après de nombreuses années d’études épuisantes. Au lieu de cela, mes graves problèmes de santé mentale ont mis un terme à mes ambitions et j’ai dû redéfinir mes objectifs professionnels. Ma résolution, ma persévérance, mes compétences et le soutien immense d’autres personnes m’ont permis d’accepter une promotion dans les quatre mois qui ont suivi mon retour graduel dans le monde du travail. Ce groupe m’a été d’un secours exceptionnel. Grâce à lui, j’ai repris confiance en moi, j’ai acquis un sentiment d’accomplissement personnel et, à la longue, j’ai développé une meilleure estime de moi.

    La photographie est une de mes grandes passions. Elle me permet de vivre dans le présent. Mes réflexions sur le thème hebdomadaire du programme de photographie m’ont aidée à mieux faire face aux obstacles qui se dressaient dans ma vie de tous les jours. Ces photos illustrent concrètement ce voyage de découvertes.

  • Ron

    J’ai 58 ans et je suis grand-père. J’ai été un itinérant pendant trois ans, mais j’ai maintenant mon propre appartement. J’ai participé à ce projet et j’ai beaucoup appris. Je prends part à d’autres projets maintenant. Je viens tout juste de terminer une formation en bénévolat et j’ai aussi élaboré un plan d’action personnel de rétablissement.

  • Sandra

    Je travaille, j’ai plus de 60 ans et mes enfants volent de leurs propres ailes maintenant. Je veux avoir une retraite active et être en bonne santé. Cela veut dire continuer de travailler et de faire du bénévolat. J’estime que la retraite n’est pas un aboutissement, mais une réorientation. Ce projet m’a aidée à déterminer la voie que je voudrais suivre au moment où je m’apprête à entreprendre la deuxième composante de ma vie adulte.

  • Valerie

    À 17 ans, j’étais déjà mariée et j’avais des enfants. Je suis l’aînée d’une famille de huit enfants, sans parents. L’espoir, ma détermination, ma ténacité et un sentiment de responsabilité personnelle étaient les pierres angulaires de mon existence. Quand je suis retournée à l’université à 29 ans, que j’ai obtenu un diplôme en commerce et que j’ai commencé à planifier ma carrière, je pensais que j’avais réussi. La maladie mentale est arrivée comme une tornade. Soudainement, ma vie est devenue une série de montagnes russes, caractérisée par des succès éclatants et des échecs cinglants. L’épouse, la mère, l’étudiante et l’employée que j’étais a dû relever de très nombreux défis. J’ai dû accepter de devenir pratiquement invisible sous un manteau de « normalité ».

    Je sais maintenant que la transparence me permet d’être en vie et de maintenir mon intégrité et mon authenticité. J’anime des ateliers sur le rétablissement, je fais partie du conseil d’une initiative de soutien aux consommateurs, et je fais du bénévolat. J’attends avec impatience les autres défis personnels et professionnels que la vie m’apportera.